ASSASSINAT D'UN ASPIRANT COMPAGNON
DU TOUR DE FRANCE ?

POURQUOI TANT DE RÉTICENCES ?

Photo d'Alain Dubois. Alain était blond aux yeux marron, mesurait 1m 83, pesait 65 kg et était élancé. Il était coiffé en boule avec une frange.

Alain Dubois, 20 ans, était aspirant compagnon du tour de France.

Le 12 septembre 1998, il était retrouvé mort près de la gare de Pau (Pyrénées-Atlantiques - 64), dans le Sud-Ouest de la France.

Les mystérieuses circonstances de son décès n'ont toujours pas été élucidées.

Depuis huit ans, sa famille attend une enquête digne de ce nom, prenant en compte tous les éléments, dont beaucoup ont été écartés délibérément.

Elle lance un appel à témoins pour que la vérité soit faite sur ce crime.


  1. La découverte du corps près du boulevard des Pyrénées, à Pau
  2. Alain et les compagnons du tour de France
  3. Doutes
  4. Questions
  5. Appel à témoins
  6. Qu'est-il réellement allé faire à Pau ?

1. La découverte du corps près du boulevard des Pyrénées, à Pau

Plan de PAU indiquant l'emplacement du Pavillon des arts.

Le 12 septembre 1998, Alain Dubois était retrouvé mort près de la gare de Pau, sur le sentier du Roy, en contrebas du boulevard des Pyrénées.

Photo miniature du Pavillon des arts

Son corps était dissimulé sur un contrefort au pied du Pavillon des arts, à proximité du funiculaire. Il était invisible depuis l'allée.

Ses vêtements (veste de velours côtelé et pantalon de jean) étaient déchirés, souillés de terre et de sang alors que le corps replié en chien de fusil reposait sur de l’herbe épaisse ; il n'y avait qu'une minuscule trace de sang sur les lieux alors que le crâne était largement ouvert ; une chaussure est restée introuvable, malgré les recherches des policiers. Au commissariat, un inspecteur a rendu les vêtements à la famille dans un sac poubelle sans les montrer ; ce n'est qu'après les obsèques que les parents ont constaté leur état et déposé une plainte contre X pour homicide.

Malgré toutes les invraisemblances, la police, puis la justice ont soutenu et soutiennent toujours devant la famille qu’il s’agit d’un suicide, et qu'Alain s'est jeté dans le vide du haut d'une terrasse nommée le Belvédère formant le sommet du Pavillon des arts.

Le corps reposait sur une feuille de palmier placée sous le bassin. Cette branche, cassée à un palmier en pot de la terrasse, n'a pas été montrée aux parents bien que présentée comme preuve du passage d'Alain sur le Belvédère. Elle a été détruite « administrativement, sur ordre verbal du procureur » par l'inspecteur de police le mardi 15 septembre 1998.

Malgré le décès sans témoin sur la voie publique, le procureur de la République ne s'est pas déplacé sur les lieux et n'a pas ordonné d'autopsie. Une autopsie a eu lieu seulement deux mois et demi plus tard après de nombreuses demandes insistantes de la famille et le dépôt d'une plainte ; aucune conclusion précise n'a été rendue.

2. Alain et les compagnons du tour de France

Photo d'Alain en tenue d'aspirant compagnon charpentier.

Alain Dubois était charpentier ; il effectuait un tour de France chez les compagnons de la Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment (FCMB), où il avait le grade d'aspirant.

Après avoir passé une année à Lyon (69) de 1996 à 1997, puis une année à Lons, dans l'agglomération de Pau (64), de 1997 à 1998, il commençait, depuis le dimanche 30 août 1998, une nouvelle année à Tours (37).

Selon les compagnons de la FCBM de Lons, Alain aurait été rappelé par eux pour prendre son carnet de route, sorte de passeport compagnonnique, alors qu'il avait intégré le siège de Tours. Il serait arrivé à la gare de Pau, venant de Tours par le train, le vendredi 11 septembre 1998 à 21 h ; il aurait été retrouvé mort le lendemain à 14 h.

Les compagnons de Lons, prévenus du décès bien avant la famille, ont donné la raison du présumé suicide : la comparution et l’exclusion irrévocable d'Alain de la FCMB, sanction prononcée par eux au cours de la nuit du 11 au 12 septembre, vers 23 h. Après leur décision, ils ont déclaré ne plus avoir revu Alain et ne plus s’être soucié de ce qu’il pouvait devenir cette nuit-là alors qu’il se trouvait à près de 600 kilomètres de sa nouvelle résidence.

3. Doutes

Or, le suicide est matériellement impossible : l'emplacement du corps et l'état des vêtements sont incompatibles avec les lieux. De plus, ceux qui l'ont côtoyé sont unanimes : Alain n’était absolument pas suicidaire.

Il n'a pas été agressé par des rôdeurs, car ses papiers d'identité, son chéquier, ses cartes bancaires, une petite somme d'argent ont été retrouvés dans ses poches.

Surtout, Alain était sociétaire de la Société des compagnons charpentiers. Comment ceux-ci peuvent-ils affirmer l'avoir exclu irrévocablement en quelques minutes, alors que, pour être valable et conforme aux statuts de la société, cette décision devait être prise par l'Assemblée générale, qui devait se réunir le mois suivant ?

En outre, la famille a découvert un autre décès suspect, au même endroit, le Pavillon des arts. Il est intervenu 6 mois auparavant, en mars 1998, et présente des similarités intrigantes. Il s'agit de la mort d'Emmanuel Bouchet, 18 ans, cuisinier à Pau. Un article du journal Sud Ouest et un article du journal Le Parisien / Aujourd'hui en France évoquent les deux décès. À Emmanuel Bouchet aussi il manquait une chaussure, non retrouvée, et une feuille de palmier se trouvait près du corps.

4. Questions

Pourquoi la justice n’a-t-elle pas fait effectuer immédiatement une autopsie qui aurait dû être automatique au vu des circonstances du décès d'Alain ? Par ailleurs, il n’a jamais été question de rechercher l’heure de la mort.

Pourquoi la justice a-t-elle refusé de lancer un appel à témoins malgré plusieurs demandes ?

Pourquoi la justice n’a-t-elle jamais essayé de reconstituer l’emploi du temps d'Alain au cours de cette nuit ? D'après les témoignages des compagnons, il aurait été vu vivant pour la dernière fois à l’intérieur d’une salle de réunion du siège de la FCMB, à Lons, vers 23 h ; il a été retrouvé mort à 7 kilomètres de là, le lendemain après-midi. Il n’avait aucun moyen de locomotion ce soir-là. S’il a vraiment effectué ce trajet, quelqu’un a dû le voir, soit circulant à pied, soit en l’ayant pris à bord d’une voiture ; il ne passait pas inaperçu dans sa tenue de compagnon.

Pourquoi la justice accepte-t-elle facilement d'entendre des témoins indirects, mais refuse-t-elle obstinément de faire entendre certains témoins directs ? Pourquoi la justice refuse-t-elle de chercher des explications à des anomalies physiologiques criantes ? Pourquoi la justice n’a-t-elle pas recherché si le sang retrouvé sur les vêtements appartenait bien en totalité à Alain ? Pourquoi la justice refuse-t-elle toutes les demandes de contre-expertises ?

5. Appel à témoins

Photo d'Alain DUBOIS. Alain était blond aux yeux marron, mesurait 1m 83, pesait 65 kg et était élancé. Il était coiffé en boule avec une frange.

Alain avait 20 ans et mesurait 1m 83 pour 65 kg. Il était de corpulence mince. Il avait des yeux marron et des cheveux blonds coiffés en boule avec une frange. Son visage était allongé et presque imberbe.

Il était vêtu d'une veste de velours côtelé noir, d’un pantalon jean bleu assez clair, d’une chemise bleu ciel, et était chaussé de tennis noir et blanc.

Il possédait une voiture OPEL KADETT rouge, immatriculée 03, qu'il avait laissée à Tours au siège de la Fédération compagnonnique.

Il était passionné par la culture et la mythologie celtes.

Nous sommes intéressés par tous les témoignages :

6. Qu'est-il réellement allé faire à Pau ?

Alain était originaire du département de l'Allier, dans la région Auvergne, où vit sa famille. Il avait quitté le siège de Lons - Pau au début d'août. Il avait intégré le siège de Tours (Indre-et-Loire) depuis deux semaines. Il avait un employeur et était responsable du bar du siège.

Carte de France indiquant les emplacements de PAU, TOURS et Moulins.

Alain n'avait plus rien à faire à Pau. Pour quelle raison exacte est-il allé dans les Pyrénées-Atlantiques ?

Ce n'est pas pour se voir signifier son exclusion, comme l'affirment les compagnons charpentiers de Lons, car :

Quel était le but véritable de ce voyage ?

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18/09/2006