|
Selon les compagnons de la FCMB de LONS, Alain aurait
été rappelé par eux pour prendre son carnet de route, sorte
de passeport compagnonnique, alors qu'il avait intégré le
siège de Tours. Il serait arrivé à la gare de PAU, venant de TOURS par le train, le vendredi 11 septembre 1998 à 21 h ; il aurait été retrouvé mort le lendemain à 14 h.
Les compagnons de LONS, prévenus du décès bien avant la famille, ont donné
la raison du présumé suicide : la comparution et l’exclusion irrévocable
d'Alain de la FCMB, sanction prononcée par eux au cours de la nuit
du 11 au 12 septembre, vers 23 h. Après leur décision, ils ont déclaré
ne plus avoir revu Alain et ne plus s’être soucié de ce qu’il pouvait
devenir cette nuit-là alors qu’il se trouvait à 600 kilomètres de sa
nouvelle résidence.
Doutes
Or, le suicide est impossible matériellement : l'emplacement du
corps et l'état des vêtements sont incompatibles avec les lieux.
De plus, ceux qui l'ont côtoyé sont unanimes : Alain n’était
absolument pas suicidaire.
Surtout, Alain était sociétaire de la Société des Compagnons
Charpentiers. Comment ceux-ci peuvent-ils affirmer l'avoir exclu
irrévocablement en quelques minutes, alors que, pour être
valable, cette décision devait être prise par l'Assemblée Générale,
qui devait se réunir le mois suivant ?
En outre, la famille a découvert
un autre décès suspect, au même endroit,
le Pavillon des Arts. Il est intervenu 6 mois auparavant, en mars 1998,
et présente des similarités intrigantes. Il s'agit de la
mort d'Emmanuel
Bouchet, 18 ans, cuisinier à Pau. Un
article du journal Sud Ouest
et un article du
journal Le Parisien /
Aujourd'hui en France
évoquent les deux décès.
Questions
Pourquoi la justice n’a-t-elle pas fait effectuer immédiatement une
autopsie qui aurait dû être automatique au vu des circonstances du
décès ? Il n’a jamais été question de rechercher l’heure de la mort.
Pourquoi la justice a-t-elle refusé de lancer un appel à témoins malgré
plusieurs demandes ?
Pourquoi la justice n’a-t-elle jamais essayé de reconstituer l’emploi
du temps d'Alain au cours de cette nuit ? Car, d'après les témoignages,
Alain a été vu vivant pour la dernière fois à l’intérieur d’une salle de
réunion du siège des Compagnons, à LONS,
vers 23 h ; il a été retrouvé mort à 7 kilomètres de là, le lendemain
après-midi. Il n’avait aucun moyen de locomotion ce soir-là. S’il a
vraiment effectué ce trajet, quelqu’un a dû le voir, soit circulant à
pied, soit en l’ayant pris à bord d’une voiture; il ne passait pas inaperçu
dans sa tenue de compagnon.
Pourquoi la justice accepte-t-elle facilement d'entendre des témoins
indirects, mais refuse-t-elle obstinément de faire entendre certains
témoins directs ?
Pourquoi la justice refuse-t-elle de chercher des explications à des
anomalies physiologiques criantes ?
Pourquoi la justice n’a-t-elle pas recherché si le sang retrouvé sur les
vêtements appartenait bien à Alain ?
Pourquoi la justice refuse-t-elle toutes les demandes de contre-expertises ?
POUR TOUTES CES RAISONS, LA FAMILLE LANCE
UN APPEL À TÉMOINS.
Qu'est-il réellement allé faire à
Pau ?
Alain était originaire du département de l'ALLIER,
dans la région AUVERGNE, où vit sa famille.
Il avait quitté le siège de LONS - PAU au début
d'août.
Il avait intégré le siège de TOURS (Indre-et-Loire)
depuis deux semaines. Il avait un employeur et était
responsable du bar du siège.

Alain n'avait plus rien à faire à PAU.
Pour quelle raison exacte est -il allé dans les
PYRÉNÉES-ATLANTIQUES ?
Ce n'est pas pour se voir signifier son exclusion,
comme l'affirment les compagnons charpentiers de
LONS, car :
-
Il n'avait pas apporté son ruban de couleurs,
élément symbolique très important que l'on
confisque lors d'une exclusion.
-
De par les statuts, il était impossible aux
compagnons charpentiers d'exclure un aspirant,
sociétaire, en une seule séance de dix minutes
ou un quart d'heure, et sans en référer à
l'approbation de l'assemblée générale.
Quel était le but véritable de ce voyage ?
-
TOURS est situé à 580 km de PAU par le train
et à 540 km par la route.
-
Pourquoi faire effectuer un trajet aussi long
(et coûteux) à un jeune pour qu'il récupère
simplement son carnet de route, ainsi qu'on
l'a également affirmé à sa famille ?
-
Alain est-il vraiment allé de lui-même à PAU ?
Son corps aurait-il été transporté sur le lieu de
la découverte après son décès ?
-
Il n'y a aucune preuve formelle de sa
présence à PAU et à LONS ce soir-là. Seuls ont
été entendus par la police les compagnons
charpentiers directement concernés. La justice
refuse obstinément d'entendre les autres
témoins directs présents au siège de LONS de
la FCMB le soir du 11 septembre 1998.
|