ASSASSINAT D'UN ASPIRANT COMPAGNON
DU TOUR DE FRANCE ?

EXPOSÉ DES FAITS

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Le 12 septembre 1998, Alain DUBOIS était retrouvé mort près de la gare de PAU, sur le Sentier du Roy, en contrebas du boulevard des Pyrénées. Plan de Pau miniature indiquant l'emplacement du Pavillon des Arts. Cliquez dessus pour voir un agrandissement.
Photo miniature du Pavillon des Arts. 
Cliquez dessus pour voir un agrandissement. Son corps était dissimulé sur un contrefort au pied du Pavillon des Arts. Il était invisible depuis l'allée.

Ses vêtements (veste de velours côtelé et pantalon de jean) étaient déchirés, souillés de terre et de sang alors que le corps reposait sur de l’herbe épaisse ; il n'y avait qu'une minuscule trace de sang sur les lieux alors que le crâne était largement ouvert ; une chaussure est restée introuvable, malgré des recherches. Au commissariat, un inspecteur a rendu les vêtements à la famille dans un sac sans les montrer ; ce n'est qu'après les obsèques que les parents ont constaté leur état.

Malgré toutes les invraisemblances, la police, puis la justice ont soutenu et soutiennent toujours devant la famille qu’il s’agit d’un suicide, et qu'Alain s'est jeté dans le vide du haut d'une terrasse nommée le Belvédère et formant le sommet du Pavillon des Arts.

Malgré le décès sans témoin sur la voie publique, le Procureur de la République ne s'est pas déplacé sur les lieux et n'a pas ordonné d'autopsie. Une autopsie a eu lieu seulement deux mois et demi plus tard après de nombreuses demandes insistantes de la famille et le dépôt d'une plainte ; aucune conclusion précise n'a été rendue.

Depuis plus de sept ans, la famille attend une enquête digne de ce nom, prenant en compte tous les éléments, dont beaucoup ont été écartés délibérément.

Alain et les Compagnons

Photo d'Alain en tenue d'aspirant compagnon charpentier. Cliquez dessus pour voir un agrandissement. Alain DUBOIS était charpentier ; il effectuait un Tour de France chez les compagnons de la Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment (FCMB), où il avait le grade d'aspirant.

Après avoir passé une année à LYON (69) de 1996 à 1997, puis une année à LONS, dans l'agglomération de PAU (64), de 1997 à 1998, il commençait, depuis le dimanche 30 août 1998, une nouvelle année à TOURS (37).

Selon les compagnons de la FCMB de LONS, Alain aurait été rappelé par eux pour prendre son carnet de route, sorte de passeport compagnonnique, alors qu'il avait intégré le siège de Tours. Il serait arrivé à la gare de PAU, venant de TOURS par le train, le vendredi 11 septembre 1998 à 21 h ; il aurait été retrouvé mort le lendemain à 14 h.

Les compagnons de LONS, prévenus du décès bien avant la famille, ont donné la raison du présumé suicide : la comparution et l’exclusion irrévocable d'Alain de la FCMB, sanction prononcée par eux au cours de la nuit du 11 au 12 septembre, vers 23 h. Après leur décision, ils ont déclaré ne plus avoir revu Alain et ne plus s’être soucié de ce qu’il pouvait devenir cette nuit-là alors qu’il se trouvait à 600 kilomètres de sa nouvelle résidence.

Doutes

Or, le suicide est impossible matériellement : l'emplacement du corps et l'état des vêtements sont incompatibles avec les lieux. De plus, ceux qui l'ont côtoyé sont unanimes : Alain n’était absolument pas suicidaire.

Surtout, Alain était sociétaire de la Société des Compagnons Charpentiers. Comment ceux-ci peuvent-ils affirmer l'avoir exclu irrévocablement en quelques minutes, alors que, pour être valable, cette décision devait être prise par l'Assemblée Générale, qui devait se réunir le mois suivant ?

En outre, la famille a découvert un autre décès suspect, au même endroit, le Pavillon des Arts. Il est intervenu 6 mois auparavant, en mars 1998, et présente des similarités intrigantes. Il s'agit de la mort d'Emmanuel Bouchet, 18 ans, cuisinier à Pau. Un article du journal Sud Ouest et un article du journal Le Parisien / Aujourd'hui en France évoquent les deux décès.

Questions

Pourquoi la justice n’a-t-elle pas fait effectuer immédiatement une autopsie qui aurait dû être automatique au vu des circonstances du décès ? Il n’a jamais été question de rechercher l’heure de la mort.

Pourquoi la justice a-t-elle refusé de lancer un appel à témoins malgré plusieurs demandes ?

Pourquoi la justice n’a-t-elle jamais essayé de reconstituer l’emploi du temps d'Alain au cours de cette nuit ? Car, d'après les témoignages, Alain a été vu vivant pour la dernière fois à l’intérieur d’une salle de réunion du siège des Compagnons, à LONS, vers 23 h ; il a été retrouvé mort à 7 kilomètres de là, le lendemain après-midi. Il n’avait aucun moyen de locomotion ce soir-là. S’il a vraiment effectué ce trajet, quelqu’un a dû le voir, soit circulant à pied, soit en l’ayant pris à bord d’une voiture; il ne passait pas inaperçu dans sa tenue de compagnon.

Pourquoi la justice accepte-t-elle facilement d'entendre des témoins indirects, mais refuse-t-elle obstinément de faire entendre certains témoins directs ?

Pourquoi la justice refuse-t-elle de chercher des explications à des anomalies physiologiques criantes ?

Pourquoi la justice n’a-t-elle pas recherché si le sang retrouvé sur les vêtements appartenait bien à Alain ?

Pourquoi la justice refuse-t-elle toutes les demandes de contre-expertises ?

POUR TOUTES CES RAISONS, LA FAMILLE LANCE UN APPEL À TÉMOINS.

Qu'est-il réellement allé faire à Pau ?

Alain était originaire du département de l'ALLIER, dans la région AUVERGNE, où vit sa famille. Il avait quitté le siège de LONS - PAU au début d'août. Il avait intégré le siège de TOURS (Indre-et-Loire) depuis deux semaines. Il avait un employeur et était responsable du bar du siège.

Carte de France indiquant les emplacements de Pau, Tours et Moulins.

Alain n'avait plus rien à faire à PAU. Pour quelle raison exacte est -il allé dans les PYRÉNÉES-ATLANTIQUES ?

Ce n'est pas pour se voir signifier son exclusion, comme l'affirment les compagnons charpentiers de LONS, car :

  • Il n'avait pas apporté son ruban de couleurs, élément symbolique très important que l'on confisque lors d'une exclusion.

  • De par les statuts, il était impossible aux compagnons charpentiers d'exclure un aspirant, sociétaire, en une seule séance de dix minutes ou un quart d'heure, et sans en référer à l'approbation de l'assemblée générale.

Quel était le but véritable de ce voyage ?

  • TOURS est situé à 580 km de PAU par le train et à 540 km par la route.

  • Pourquoi faire effectuer un trajet aussi long (et coûteux) à un jeune pour qu'il récupère simplement son carnet de route, ainsi qu'on l'a également affirmé à sa famille ?

  • Alain est-il vraiment allé de lui-même à PAU ? Son corps aurait-il été transporté sur le lieu de la découverte après son décès ?

  • Il n'y a aucune preuve formelle de sa présence à PAU et à LONS ce soir-là. Seuls ont été entendus par la police les compagnons charpentiers directement concernés. La justice refuse obstinément d'entendre les autres témoins directs présents au siège de LONS de la FCMB le soir du 11 septembre 1998.


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